Mes créations panomaniaques

Le travailleur (1989)
Peinture acrylique et panneau
L'Egyptien (1994)
peinture sur panneau
Dépassement piéton interdit (1991)
panneau filmé
Danger inconnu (1990) panneau filmé
Hommage à St Exupery (1991) panneaux filmés
Le bougeoir (1993) panneau lumineux filmé

Stop, hum, encore (1990)
peinture + panneau stop
Chantier 2000 (1992) panneau filmé
Tombez dans le panneau (1991) panneau filmé
Mon beau sapin
(1994) panneau filmé
Mon grand bleu (1990) panneau peint
Peau de panneau (1991) photos cousues + panneau
Sans titre (1991)
panneau balise peinte
Horloge (1991)
panneau filmé
Magdelone
(2000)
Contreplaqué et galets
Abécédaire (1991) panneau filmé
Sang interdit (1992) panneaux filmés
Flèches (1991) panneau filmé
Pente dangereuse (1990)
panneau filmé
War game (1991)
panneau peint
Fauteuil sans titre (1991)
panneau et bois
Triopan (1992) panneau plastique
Direction la campagne (1991) panneau + photo
Mathématique (1993)
panneau filmé
Patriote (1991)
panneau filmé
Le mouton (1991) Tapis
Rond point (1991)
panneau filmé

Sans titre (1990). Panneau-collage

Issue (1991) panneau peint
Interdiction de voler les panneaux (1993)
panneau filmé

 

Dans nos métropoles sur - signalées le conducteur réactif absorbe sans arrêt quantité de messages visuels et sonores desquels il trie ses propres faims et fins.

Petits panneaux routiers, ronds, carrés, triangulaires, rouges, bleus, joufflus, flambant neufs, décolorés, ringards, multiples objets froids et déshumanisés, tous ont une histoire à conter depuis l’heure de cette année : 1894.
Un siècle plus tard, un jour de crise urbaine en mal de stationnement, un panneau gisait à terre m’interdisant avec ses congénères l’accès d’un trottoir de 20 mètres.

C’est depuis ce constat futile mais substantiel que j’en suis devenue « « panomaniaque » officielle.
La gamme de panneaux existante à l’heure actuelle est d’une grande richesse plastique : c’est un objet tangible qui a des matières, des formes, des épaisseurs et des couleurs différentes. Il est image, lieu, contraste, signal, sens et par là même lecture. En fait, le panneau constitue un alphabet et un répertoire inépuisable pour l’artiste créateur de signes et d’images inédites.

Les pouvoirs de significations d’un panneau routier sont infiniment plus vastes que ceux qui sont assignés par le code de la route, si on s’approprie l’alphabet de base (formes, couleurs et signes) on peut faire des « mots » nouveaux et créer une poétique des signaux.

S’approprier l’objet ou son image à d’autres fins qu’elle même, c’est perturber le code établi, c’est transgresser les lois mais c’est aussi se poser la question : comment retenir l’attention ? Les panneaux sont des objets désespérément fixes conçus pour une bonne compréhension de messages à caractère universel.

Un conducteur est actif dans des actions telles que freiner, ralentir, démarrer mais passif dans la réception de l’objet en lui-même et de ses qualités intrinsèques. Les fonctions du panneau routier se limitent à autoriser, interdire, informer ou avertir d’un danger. Le spectateur quant à lui peut facilement se débarrasser de ces fonctions préétablies et réagir différemment au code, au panneau libre comme l’Art.

Ainsi qu’advient - il du panneau soudainement appelé à changer de direction ?